Fiscalité d’une société dans le canton de Vaud : le guide
Comprendre la fiscalité d’une Sàrl ou SA à Lausanne : impôts sur le bénéfice et le capital, acomptes, commune de siège et décisions du dirigeant.
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Une fiscalité coordonnée avec vos comptes, vos décisions de direction et la situation personnelle de l’entrepreneur.

Une société domiciliée dans le canton de Vaud est concernée par l’impôt fédéral direct ainsi que par les impôts cantonaux et communaux. Le bénéfice comptable constitue le point de départ, mais il doit être ajusté pour tenir compte des règles fiscales. Certaines charges ne sont pas admises, certaines provisions doivent être justifiées et les opérations avec les associés ou actionnaires demandent une attention particulière.
Notre travail consiste à relier les comptes annuels à la déclaration fiscale et à documenter les écarts. Nous examinons également les décisions qui influencent simultanément la société et son dirigeant : rémunération, dividendes, prévoyance, véhicule, avances actionnaires ou financement. Une analyse globale évite d’optimiser un seul impôt tout en créant une charge ailleurs.
La déclaration fiscale reprend le bilan, le compte de résultat et les annexes nécessaires. Nous préparons les ajustements fiscaux, le détail des participations, des immeubles, des pertes reportables, du capital propre et des éventuelles prestations aux actionnaires. Les justificatifs sont conservés de manière à pouvoir répondre efficacement à une demande de l’Administration cantonale des impôts.
Dans le canton de Vaud, le dépôt électronique des déclarations des personnes morales s’effectue au moyen de la prestation e-DIPM. Nous suivons le calendrier, demandons un délai lorsque cela est nécessaire et contrôlons que les comptes définitivement approuvés correspondent aux chiffres déclarés. Une déclaration cohérente et documentée réduit les échanges ultérieurs et les corrections évitables.
Source utile : Déclaration des personnes morales – État de Vaud
Le travail ne s’arrête pas au dépôt de la déclaration. Lorsque la décision de taxation arrive, nous la comparons avec les chiffres déclarés et les éléments communiqués. Nous vérifions le bénéfice imposable, le capital, les pertes compensées, les éventuelles reprises et les imputations. Les différences sont expliquées avant de recommander une démarche.
Les délais pour réagir sont limités. Une décision doit donc être transmise rapidement à la fiduciaire. Lorsqu’une réclamation paraît justifiée, nous préparons une argumentation factuelle avec les comptes, contrats et pièces nécessaires. L’objectif n’est pas de contester systématiquement, mais de corriger une application inexacte ou une information qui n’aurait pas été prise en compte.
Les acomptes sont souvent calculés à partir d’une période antérieure. Si l’activité progresse fortement, ils peuvent devenir insuffisants et créer une sortie de trésorerie importante lors du décompte final. À l’inverse, une baisse du résultat peut justifier une adaptation afin d’éviter d’immobiliser inutilement des liquidités.
Une situation comptable intermédiaire permet d’estimer le résultat annuel et de revoir les acomptes. Nous intégrons également la TVA, les assurances sociales et les distributions envisagées dans la planification. L’entrepreneur dispose ainsi d’une vision plus réaliste des montants disponibles, sans confondre le solde bancaire avec la trésorerie réellement libre.
Le choix entre salaire et dividende doit être analysé avec prudence. Le salaire est une charge pour la société et constitue un revenu soumis aux cotisations sociales chez le dirigeant. Le dividende est distribué après impôt sur le bénéfice et obéit aux règles du droit des sociétés. Une rémunération insuffisante ou une distribution mal préparée peut susciter des questions fiscales ou sociales.
La prévoyance professionnelle et le troisième pilier peuvent également influencer la situation globale. Nous coordonnons ces sujets avec les comptes, la masse salariale, la capacité financière de la société et les objectifs privés du dirigeant. Il n’existe pas de proportion universelle : la solution dépend de la fonction exercée, des résultats, de la structure familiale et du projet à moyen terme.
L’indépendant est imposé sur le bénéfice de son activité dans le cadre de sa déclaration privée. Les dépenses doivent être justifiées par l’activité et la séparation entre les comptes professionnels et privés doit être claire. Les investissements, amortissements, frais de véhicule, locaux, repas et déplacements sont examinés selon leur réalité économique et leur documentation.
Le bénéfice influence également les cotisations AVS. Une estimation en cours d’année permet d’adapter les acomptes fiscaux et sociaux. Lorsque l’activité grandit, nous pouvons comparer le maintien de l’entreprise individuelle avec la création d’une Sàrl, en tenant compte de la responsabilité, des coûts administratifs, de la prévoyance et de la fiscalité globale.
Création, changement de forme juridique, entrée d’un associé, restructuration, vente, transmission ou liquidation : ces opérations doivent être analysées avant la signature des actes. Leur traitement comptable, fiscal et juridique est interdépendant. Une décision prise uniquement pour sa simplicité immédiate peut produire des conséquences plusieurs années plus tard.
Nous définissons les informations nécessaires, identifions les points qui demandent un spécialiste complémentaire et préparons des scénarios lisibles. Lorsque la situation l’exige, une demande de ruling peut permettre d’obtenir la position de l’autorité fiscale sur un projet décrit de manière complète. La démarche reste fondée sur une opération réelle et une information transparente.
Entrepreneurs vaudois
Comptabilité, TVA, salaires et fiscalité sont interdépendants. Nous organisons le dossier dans son ensemble pour éviter les doubles saisies et les décisions isolées.
Parler de votre dossier→Questions fréquentes
Une société est notamment concernée par l’impôt fédéral direct sur le bénéfice, l’impôt cantonal et communal sur le bénéfice ainsi que l’impôt cantonal et communal sur le capital. D’autres impôts peuvent s’ajouter selon les opérations ou les actifs détenus.
Oui. La charge totale comprend une composante communale. Le siège ne doit toutefois pas être choisi uniquement pour son coefficient fiscal : il doit correspondre à l’organisation réelle et aux besoins de l’entreprise.
Oui. Nous comparons la décision avec la déclaration et les pièces déposées. En cas de différence, nous évaluons son origine et le délai disponible avant de recommander une éventuelle réclamation.
Une révision est utile lorsque le bénéfice attendu diffère sensiblement de la période de référence, après une forte croissance, une baisse d’activité, un investissement important ou un changement de structure.
Oui, lorsque la coordination entre société et dirigeant est nécessaire. Cela concerne notamment le salaire, les dividendes, la prévoyance, les avances actionnaires et la déclaration fiscale privée.
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